Le dispositif Girardin industriel finance des investissements productifs neufs en Outre-mer. Les équipements financés doivent servir immédiatement l’activité économique locale. Pourtant, de nombreux investisseurs ignorent encore comment se déroule la vie réelle d’un bien financé grâce à ce mécanisme.

Le processus suit pourtant un cycle clair. Il commence par la commande du matériel et se termine par sa restitution, cinq ans plus tard. Ce cycle garantit le respect des obligations légales. Il sécurise aussi la réduction d’impôt de l’investisseur. Découvrez, étape par étape, comment se déroule ce cycle de vie.

1. Identifier le besoin : le point de départ

Tout commence par un besoin concret exprimé par une entreprise ultramarine.

Cette entreprise peut travailler dans l’agroalimentaire, le BTP, la logistique ou la mobilité. Elle cherche à moderniser son outil de production. Elle doit rester compétitive dans un environnement souvent insulaire et contraignant.

Son besoin concerne généralement un équipement précis :

  • Une mini-pelle pour un chantier
  • Une machine de découpe numérique
  • Un camion réfrigéré
  • Un tracteur agricole
  • Ou même un groupe électrogène

Ce besoin doit être indispensable à la production. C’est une condition clé. Elle garantit que l’investissement financé en Girardin respecte la définition légale d’un matériel productif.

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2. La commande du matériel : une étape encadrée

Une fois le besoin validé, la société de portage chargée de l’opération passe commande auprès d’un fournisseur.
Cette commande doit répondre à plusieurs critères.

✔ Matériel neuf

Le bien doit être strictement neuf.
Aucun matériel d’occasion n’est éligible au Girardin.

✔ Matériel adapté à l’usage local

Les conditions ultramarines sont exigeantes.
Le matériel doit donc être robuste, fiable et compatible avec l’environnement : humidité, salinité, reliefs, routes, charge.

✔ Livraison dans l’année

Le dispositif impose une mise en service au cours de l’année d’exploitation fiscale.
La commande doit donc intervenir assez tôt.

Cette phase marque le début concret de l’investissement. Elle enclenche la fabrication du matériel ou sa préparation logistique.

3. L’acheminement du bien : une logistique sous contrainte

Entre la commande et la livraison finale, une étape essentielle se joue : le transport.
L’envoi du bien vers une île ou un territoire éloigné nécessite une organisation rigoureuse.

Plusieurs contraintes interviennent :

  • Des délais de bateaux parfois longs
  • Des conditions météorologiques pouvant retarder les expéditions
  • La gestion des formalités douanières
  • La planification du dernier kilomètre

Le transport doit suivre une trace documentaire complète.
Cette traçabilité protège l’opération. Elle prouve que le bien a réellement été acheminé dans le territoire bénéficiaire.

4. Mise en service : le moment clé

Une fois le matériel livré, il doit être mis en service immédiatement.
Cette étape fait foi auprès de l’administration fiscale. Elle conditionne la réduction d’impôt.

La mise en service comprend plusieurs actions :

  • Inspection du matériel
  • Installation ou montage
  • Réception par l’entreprise exploitante
  • Tests de fonctionnement
  • Signature des documents de prise en charge

À ce moment précis, le matériel commence officiellement sa vie productive.
L’entreprise locale en devient l’exploitante. Elle l’utilise pour développer son activité.

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5. L’utilisation pendant 5 ans : le cœur du dispositif

Le Girardin industriel repose sur un engagement ferme : l’usage du matériel pendant au moins cinq ans.
Ce délai constitue la période d’exploitation minimale. Elle garantit la réalité économique de l’investissement.

Durant ces cinq années :

L’entreprise utilise le matériel

Elle travaille avec cet équipement au quotidien.
Elle en tire un gain de productivité immédiat.

Le matériel participe au développement économique

Il contribue à la création d’emplois.
Il facilite la production ou améliore les services.

La société de portage reste propriétaire

L’entreprise n’est pas propriétaire du matériel.
Elle l’utilise en contrepartie d’un loyer, souvent symbolique.

Les contrôles se poursuivent

Des vérifications internes et externes sont organisées.
Elles visent à s’assurer que le bien :

  • Fonctionne
  • Demeure sur le territoire
  • Reste affecté à l’activité prévue

Cette étape est essentielle pour la sécurité de l’investisseur.

6. Fin de période : l’approche de la cinquième année

À l’issue de cinq ans, l’opération entre dans sa dernière phase.
La société de portage prépare la sortie du matériel.
Plusieurs scénarios de restitution sont possibles.

✔ Restitution simple

L’entreprise rend le matériel.
Celui-ci peut être vendu sur le marché local.

✔ Reprise par l’exploitant

L’entreprise peut racheter le matériel à sa valeur résiduelle.
Cette option est fréquente.
L’équipement reste ainsi utile au territoire.

✔ Transfert à un autre acteur local

Le bien peut être réaffecté à une autre structure ultramarine.
Le matériel continue alors de servir l’économie.

Le choix dépend du type de matériel et de l’usage réalisé.
L’objectif reste identique : garantir une sortie conforme.

7. Clôture du cycle : une opération complètement amortie

Une fois la restitution effectuée, la société de portage clôture l’opération.
Le matériel a rempli son rôle.
L’entreprise locale en a tiré un bénéfice économique réel.
Et l’investisseur a obtenu sa réduction d’impôt, sans aléa.

Cette fin de cycle conclut une démarche gagnante pour tous :

  • L’entreprise ultramarine se modernise
  • L’investisseur bénéficie d’une réduction d’impôt immédiate
  • L’économie locale se renforce

🎯 Conclusion : un cycle simple, structuré et sécurisé

Le cycle de vie d’un bien financé en Girardin industriel suit un schéma clair.
Il reste strictement encadré.
De la commande à la restitution, chaque étape protège l’investisseur.
Chaque phase sert aussi l’objectif essentiel du dispositif : soutenir les entreprises ultramarines.

Le Girardin industriel reste ainsi un mécanisme concret, utile et efficace.
Il finance des équipements indispensables.
Il renforce les territoires.
Et il permet aux investisseurs métropolitains de réduire leur impôt tout en créant de l’impact.

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